Trump vise à négocier rapidement l’acquisition du Groenland

Trump vise à négocier rapidement l’acquisition du Groenland

Ecrit parCamila Grigera Naón

Mis à jour parCélia Simon

Le président américain Donald Trump a déclaré lors de son discours au Forum économique mondial de Davos qu’il cherche à acquérir le Groenland au travers de négociations immédiates, soulignant toutefois que les États-Unis n’utiliseront pas la force.

Trump a affirmé que cette initiative repose uniquement sur des considérations de sécurité nationale, en plus d’écarter l’idée que les terres rares soient un facteur de motivation.

Lors d’un discours suivi de très près, Trump a tenu un discours familier à l’attention des participants au Forum économique mondial. Sans s’appuyer sur des notes, laissant une large part à l’improvisation, le président américain a conservé son style habituel en matière d’orations.

Environ vingt minutes après le début du discours, Trump a abordé l’un des sujets les plus attendus du forum : le Groenland. Après avoir exprimé son respect pour le Groenland et le Danemark, Trump a ainsi affirmé que les États-Unis étaient le seul allié de l’OTAN capable de garantir la sécurité du Groenland.

« Seuls les États-Unis peuvent protéger ce gigantesque morceau de glace », a-t-il déclaré.

Il a ensuite appelé à des négociations immédiates pour acquérir ce territoire, réaffirmant que les États-Unis n’useraient pas de la force ; il s’agit là d’une déclaration qui contrastait avec de précédents propos, qui laissent entendre que l’usage de la force n’était pas exclu.

« Nous voulons un morceau de glace pour la protection du monde. Vous pouvez dire, oui, nous vous en serions très reconnaissants. Vous pouvez l’accepter, et nous nous en souviendrons », a-t-il ajouté.

Trump a également écarté tout intérêt pour les terres rares, et a plutôt déclaré que la motivation derrière cette initiative était exclusivement la « sécurité stratégique nationale et internationale ».

Il a ensuite abordé la question de la guerre nucléaire et des capacités en matière de missiles, évoquant la montée des tensions géopolitiques mondiales, qui a qualifié d’inédites, faisant allusion à des menaces perçues venant de la Russie et de la Chine.

Trump a également réitéré son point de vue critique à l’égard de l’OTAN. Le président américain a soutenu que s’il avait été président en 2022, il aurait empêché l’invasion russe de l’Ukraine. Il a par ailleurs répété ses déclarations antérieures selon lesquelles l’élection de 2020, qu’il a perdue, avait été truquée.

En parallèle, le président américain a abordé plusieurs autres questions majeures.

Mardi 20 janvier, le Premier ministre canadien Mark Carney a prononcé un discours incisif critiquant la gestion de la question du Groenland par Trump. Ce dernier a réagi à ses propos lors de son propre discours ce mercredi, en s’adressant directement à Carney.

« Le Canada existe grâce aux États-Unis. Souvenez-vous en, Mark, la prochaine fois que vous ferez des déclarations pareille », a déclaré Trump.

L’homme d’affaires devenu politicien a également profité de l’occasion pour mettre en avant ce qu’il considère comme la performance des États-Unis sous sa présidence. Il a notamment ouvert son discours en soulignant la vigueur de l’économie américaine durant son mandat, tout en établissant un contraste avec l’administration Biden.

Trump a ensuite critiqué la direction politique de l’Europe, la décrivant comme un « modèle en échec ». Parmi ses reproches figuraient la migration à grande échelle, les déficits budgétaires et commerciaux, ainsi que l’inflation.

WATCH: Trump on Venezuela "Venezuela's fifty million barrels we'll be splitting them up with them, once the attack ended they said, "let's make a deal," more people should do that, every major oil company is coming in with us, the leadership of the country have been very smart" pic.twitter.com/Rl0jYlQg26

Trump a également évoqué le Venezuela, affirmant que les États-Unis étaient venus en aide au pays après l’arrestation du dirigeant Nicolás Maduro et la signature d’accords pétroliers avec le gouvernement. Il a par ailleurs salué la coopération actuelle de Delcy Rodríguez à la tête du pays.

« Le Venezuela va gagner plus d’argent au cours des six prochains mois qu’il n’en a gagné durant les vingt dernières années », a-t-il déclaré.

Le président américain a ensuite recentré son discours sur le secteur de l’énergie et la consommation de pétrole, critiquant les gouvernements européens pour leur priorité à la durabilité environnementale, ce qu’il qualifie de « nouvelle arnaque verte ».

La morale de l’histoire : Un chien ne lâche jamais son nonos.

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Auteur : Camila Grigera Naón

Date de publication : 21 January 2026

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