STRK : Starknet à l’arrêt pendant plusieurs heures, une deuxième panne réseau en 4 mois
STRK : Starknet à l’arrêt pendant plusieurs heures, une deuxième panne réseau en 4 mois
Starknet a de nouveau connu une interruption majeure de son réseau. Lundi, la production de blocs s’est complètement arrêtée pendant plus de deux heures, provoquant un gel total de l’activité onchain. L’équipe a confirmé l’incident dans un message succinct, indiquant enquêter activement pour rétablir le fonctionnement normal. À ce stade, la cause exacte de la panne n’a pas encore été rendue publique, mais le réseau fonctionne à nouveau.
Starknet is back online and fully operational. Transactions submitted between 9:24 am and 9:42 am UTC may not have been processed properly. A retrospective, including full timeline, root causes, and long-term prevention measures will follow.
Ce nouvel épisode intervient dans un contexte délicat. Il s’agit déjà de la deuxième interruption significative du réseau en l’espace d’environ quatre mois, un rythme qui commence à interroger sur la maturité opérationnelle du Layer 2 depuis sa dernière mise à jour.
La dernière panne majeure remonte au 2 septembre, à la suite du déploiement de la mise à jour Grinta. Cette upgrade, l’une des plus ambitieuses de l’histoire de Starknet, avait introduit une architecture de séquenceur décentralisé, un nouveau marché des frais et des pré-confirmations quasi instantanées.
Le post-mortem publié à l’époque détaillait une chaîne d’événements complexes. Des défaillances de nœuds Ethereum avaient provoqué une divergence entre les trois nouveaux séquenceurs. Une intervention manuelle destinée à corriger le problème avait introduit de nouvelles incohérences, aggravées par un bug dans le blockifier. Le réseau avait finalement nécessité deux réorganisations de chaîne et plusieurs heures d’indisponibilité.
Un contributeur de StarkWare avait alors résumé la situation sans détour, reconnaissant la gravité de l’incident tout en assumant le coût de l’innovation. Le message était clair : personne n’avait encore tenté de décentraliser un ZK rollup de cette ampleur en production.
Starknet n’est toutefois pas un cas isolé. L’ensemble de l’écosystème Ethereum Layer 2 a connu des épisodes similaires. Base a subi une interruption d’une trentaine de minutes en août à cause d’un problème de séquenceur. Linea a suspendu la production de blocs pendant près d’une heure en septembre. Polygon zkEVM et Arbitrum ont eux aussi connu des arrêts temporaires liés à des contraintes techniques ou à des pics d’activité.
Ces incidents rappellent une réalité structurelle : malgré leur promesse de scalabilité, la plupart des L2 reposent encore sur des composants centralisés ou semi-centralisés, en particulier au niveau du séquençage.
Ces pannes contrastent avec l’intensité du développement mené par Starknet en 2025. Le réseau a enchaîné des évolutions majeures, comme la compression stateful des blobs au printemps, l’atteinte du statut de décentralisation « Stage 1 », puis l’intégration du prover S-two en novembre, censée améliorer l’efficacité de calcul d’un facteur 100.
Sur le plan de l’écosystème, Starknet a également multiplié les intégrations, notamment avec des protocoles d’interopérabilité et des acteurs clés de l’infrastructure crypto.
Malgré ces avancées, la répétition des interruptions et le manque d’activité commencent à peser sur la perception du réseau. Le token STRK s’échange autour de 0,08 dollar, en baisse de plus de 20 % sur un mois et très loin de son sommet historique de février 2024 à plus de 3 dollars.
À mesure que les Layer 2 deviennent des briques critiques de l’infrastructure Ethereum, le marché se montre de moins en moins tolérant face aux pannes prolongées. Pour Starknet, le défi est désormais clair : transformer ses avancées technologiques en une fiabilité opérationnelle à la hauteur de ses ambitions.
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Auteur : Alex LeRoux
Date de publication : 05 January 2026