Séminaire de cryptofinance : Quantum Canary Address Generation
Séminaire de cryptofinance : Quantum Canary Address Generation
Le prochain séminaire de cryptofinance organisé par Martino Grasselli, Ricardo Pérez-Marco et Cyril Grunspan de l’Institut des Crypto-Actifs du Pôle Léonard de Vinci, aura lieu jeudi 18 juin à 17h30, dans la salle Pierre Grisvard de l’Institut Henri Poincaré à Paris.
Titre – QCAP : A Bitcoin-Native Quantum Canary Alert
Oratrice – Ghazaleh Keshavarzkalhori (Autonomous University of Barcelona)
Résumé : La sécurité de Bitcoin repose sur la difficulté computationnelle du problème du logarithme discret sur les courbes elliptiques (ECDLP). Un ordinateur quantique suffisamment puissant et pertinent sur le plan cryptographique pourrait résoudre facilement ce problème, remettant ainsi en cause les hypothèses de sécurité qui sous-tendent les schémas actuels de signatures numériques de Bitcoin. Cependant, l’échéance d’une telle percée demeure fondamentalement incertaine. Les estimations vont de plusieurs décennies à « plus tôt qu’on ne le pense », sans qu’aucun consensus clair n’émerge au sein de la communauté scientifique. En outre, le principal défi ne réside pas seulement dans l’estimation de cette échéance, mais aussi dans l’absence d’indicateurs fiables et objectifs permettant d’évaluer les progrès réalisés. D’un côté, les marchés récompensent les annonces spectaculaires : les entreprises ont donc intérêt à alimenter l’enthousiasme autour de leurs avancées, tandis que les gouvernements peuvent être incités à dissimuler leurs véritables capacités. De l’autre, la communauté technique ne dispose d’aucune méthode unifiée pour mesurer les progrès de l’informatique quantique face à la résistance des systèmes cryptographiques.
Le protocole QCAP (Quantum Canary Address Generation Protocol) propose une réponse pragmatique à ce problème : il s’agit d’une adresse Taproot sur Bitcoin qui ne peut être dépensée que par une entité capable de résoudre le problème du logarithme discret sur une courbe elliptique plus faible. Le protocole est décentralisé, ne nécessite aucune autorité de confiance et fournit des preuves vérifiables de sa bonne mise en œuvre.
Abstract: Bitcoin’s security depends on the computational hardness of the discrete logarithm problem over elliptic curves (ECDLP). A sufficiently powerful cryptographic relevant quantum computer could easily solve the ECDLP, thus undermining the security assumptions underlying Bitcoin’s current digital signature schemes. Yet the timeline for such breakthrough remains fundamentally uncertain and estimations range from decades to “sooner than we think,” but there is no clear consensus within the field. Moreover, the core challenge is not only estimating the timeline for such a breakthrough, but the absence of reliable and objective signals of progress. On one hand, markets reward hype, so companies are in that game and governments have incentives to hide their advancements. On the other hand, the technical community has no unified way to measure quantum progress against cryptographic hardness. The Quantum Canary Address Generation Protocol (QCAP) proposes a practical answer: a Bitcoin taproot address that can only be spent by someone who can solve the discrete logarithm problem on a weaker elliptic curve. The protocol is decentralized, requires no trusted authority, and provides verifiable proofs of correct construction.
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Auteur : La rédaction
Date de publication : 16 June 2026